Rencontre du type du 3ème (2ème partie)

Publié le par tristesse

Cet insolent bel homme qui ne cache ni son narcissisme, ni son intérêt pour les "minettes", a fort bien compris l'attirance que j'ai eue de sa personne et me nargue chaque fois qu'il me voit, souriant de son air narquois, une femme à chaque bras.

Il m'énerve prodigieusement...

Il faut dire qu'il ne reste jamais seul bien longtemps le bougre !

Son fan club le surveille : dès qu'il met le nez dehors toute une armada de poules et d'oies caquetantes accourt et se pâme à ses pieds, sous le regard écœuré de la gente masculine du bâtiment.

Tout-à-fait à l'aise au milieu de ce cortège en chaleur, il parade, sourie aux dents blanches, aligne quelques mots de sa voix sensuelle et provoque la  pamoison de ces dames aux vertus faiblissantes. 

Arrogant, il s'aime sous les yeux de biches des femmes qui le cajolent.

Souverain en son royaume, il est indétrônable. 

Il est le tombeur céleste,  le monde lui appartient.

Cependant, comme tout narcissique qui se respecte, il a besoin du regard des autres pour subsister. 

L'ignorer revient à le blesser, rester de marbre devant sa beauté ou son charme est un coup d'estocade porté à son ego surdimensionné, et ce, même s'il se doute du dénie mensonger.

Je ne me prive pas de cet excellent moyen de le remettre à sa place, et je sens au fil du temps, sa colère se muer en frustration, en inquiétude puis en intérêt. 

Je persiste et signe dans mon indifférence : il n'est pas dit que n'importe qui puisse me faire rougir et s'en moquer ensuite...

Puis aujourd'hui le Désir en moi s'est consumé dans l'étreinte d'un incommensurable ennui. 

Je l'évite donc, ou bien je le snobe et le regarde se débattre dans ses doutes tout en rigolant intérieurement.

Bien sûr, il a vite fait d'oublier ses angoisses existentielles en retrouvant sa horde mielleuse. Mais lorsqu'il me croise dehors lors de son footing quotidien, c'est dans ma direction que se portent ses longues foulées élastiques (et oui, même dans le sport, il est parfait !), avant de reprendre son tracé habituel. Et quelque part en moi clignotent les lampes d'un sapin de noël par encore vert.

Décidément Cupidon n'est pas tout-à-fait mort...

dead-cupidon

Publié dans coup de coeur

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