"pathologie Caliméro"

Publié le par tristesse

Un ami m'a dit un jour que je n'avais pas à être triste, que j'en faisais certainement trop : un peu genre "pathologie de Caliméro".
Qu'il se rassure, ma tristesse est une portion assumée de moi même, de mon passé, intégrée et accepté.
Et il n'est nulle autre manière d'être libre de ce qu'on est qu'en acceptant ce que l'on est.
Je suis donc une fille/femme/femme mûre/triste mais aussi heureuse de vivre...
Et si la nostalgie m'emporte vers cette portion de moi même qui passe son temps à pleurer, que ce soit par nostalgie, par désespoir, par habitude, par ennui, par désir d'un ailleurs; il existe l'autre côté du miroir, celui qui m'embarque dans une quête où  rien de tout ceci n'existe, ou la certitude d'Amour Absolu rend caduque toute émotion quelle qu'elle soit.

Lorsque je ne veux plus me battre, je me laisse couler, et avant de toucher les profondeurs, je passe par des courants de tristesse plus ou moins forts, dans lesquels je glisse sans plus me préoccuper de rien de ce qui concerne cette vie.
C'est extrêmement reposant, parce qu'à part ce sentiment, plus rien n'existe, et je me se sent protégée, comme dans une bulle au milieu de cette réalité. Elle a un effet hypnotique puissant et apathique, je redeviens un foetus au sein du ventre chaud et douillet de ma moman.

Mais est-ce parce qu'elle est assumée qu'elle est aussi bonne cette tristesse ?

Je ne peux parler qu'en mon nom et bien des années près avoir traversé les affres d'une souffrance morale qui m'a littéralement montré l'autre côté de la vie, mais l'espace d'un instant seulement.
Une porte entrouverte et aussitôt refermée pour me donner un avant goût d'y retourner.
Juste de quoi être triste encore des années, jusqu'à ce que  cette porte revienne et que je puisse m'engouffrer dans son ouverture, sans hésitation, sans un regard en arrière, et sans aucune tristesse !

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