Ma bohème (Arthur Rimbaud)

Publié le par tristesse

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées

Mon paletot aussi devenait idéal

J'allais sous le ciel, Muse! et j'étais ton féal

Oh! là! là! que d'amours splendides j'ai rêvées !

 


Mon unique culotte avait un large trou

Petit Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course

Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.

Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

 


Et je les écoutais, assis au bord des routes

Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes

De rosée à mon front, comme un vin de vigueur

 


Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,

Comme des lyres, je tirais les élastiques

Des mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

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Publié dans Poésies

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Fred Darevil 18/03/2013 13:05

Merci. C'est toujours un risque d'embarquer un poème classique dans un contexte sonore de ce type.

Vos encouragements au fil de mes lectures sont stimulants.

Cordialement,
Fred

tristesse 21/03/2013 08:44



Vous faîtes ça très bien ! Laissez-vous aller, continuez !


 



Fred Darevil 16/03/2013 14:45

Bonjour,

j’ai pensé que vous aimeriez peut-être ma dernière lecture-ambiance : “Le bal des pendus” de Arthur Rimbaud.

http://youtu.be/eOYHwH1GIz4

Cordialement,
Fred Darevil

tristesse 17/03/2013 20:18



Vraiment, j'adore ce que vous avez fait de ce poème ! Bravo.