Le sport

Publié le par tristesse

Je mesure chaque jour la chance que j'ai de pouvoir faire du sport. 

Et lorsque la flemme me tire en arrière sur mon canapé si douillet, je me fais un devoir de me dépasser pour tous ceux qui ne le peuvent pas.

Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, je reste loyale à mon entraînement quotidien. Plus il est difficile de se lancer, plus grande sera la joie de s'être dépassé.

Pourtant je ne suis pas un fana !  Mes trois séances hebdomadaires d'une heure et demie me suffisent amplement ! Surtout qu'en tant que femme, j'ai déjà deux boulots (on ne le répétera jamais assez)...

Mais j'ai conscience que le sport  est un plus pour ma santé mentale et physique, une sorte d'assurance personnelle contre l'habitude, la vieillerie, en bref un phénoménal ressourcement.

Je suis désolée que tout le monde ne puissent pas partager cette fontaine de jouvence mais heureuse que la nature m'ait doté d'une bonne santé et d'un mental qui me pousse dans le sens de l'exercice physique quand il aurait pu m'entraîner vers le sofa.

Je n'aime toujours pas mon corps, mais je peux compter sur lui, et ça, ça n'a pas de prix !

Je sais que rien n'est éternel et que mon propre organisme est sa première arme de destruction. J 'en parle assez dans mes différents posts sur la vieillesse.

Cependant, à chaque jour suffit sa peine et je préfère apprécier ce corps dont je peux profiter pleinement aujourd'hui : mes jambes me portent sur des kilomètres, mon souffle est bon, mon coeur robuste, mes poumons ont retrouvé le goût de vivre depuis que j'ai arrêté la cigarette, je ne mesure pas mon tour de hanche en mètre, je suis alerte, bref, je vais bien.

Le danger est que nous sommes de moins en moins nombreux dans ce cas.

Les raisons ? Quart monde, maladie, pollution, mal bouffe, drogues, enfermement, chômage, société de consommation, stress, rentabilité et j'en oublie des vertes et des pas mûres.

Voilà pourquoi je suis heureuse d'être ce que je suis  dans ce monde ci.

 

Le sport m'a sorti de ma détresse, m'a donné autant que ce que j'avais perdu.

Grâce à lui, je suis plus forte,  en lui, je me suis refaite une vie.

La pratique du sport a entamé un processus de nettoyage interne qui continue de se développer depuis 15 ans maintenant,  depuis ce premier jour où j'ai enfourché ce vélo, ce pourrait être il y a mille ans...

A l'insu de mon plein gré, je suis devenue saine de corps et d'esprit et ce n'est pas fini.

 

Les grands sportifs sont narcissiques et combien de fois je les ais détesté pour ça !

Combien de fois je me suis moquée d'eux tant je trouvais ridicule leur fâcheuse manie de se regarder constamment le nombril !

Pourtant ils  forcent l'admiration car ils n'épargnent pas leur sueur, ni leur engagement, ils se donnent tout entier au but qu'ils se sont fixés,  ils sont généreux dans l'effort et je connais bien des gens qui ne donnent jamais rien d'autre d'eux même qu'une image et qui pour autant sont aussi narcissiques.

Alors quitte à faire un choix...

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Publié dans coup de coeur

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