Aurevoir Libiddo !

Publié le par tristesse

53 ans et je viens de faire une croix à ma libiddo

Oh ! J'avais bien senti venir ces derniers mois, (voire même ces deux dernières années), la fin de son règne, mais à ce point là !

Rude coup à ma féminité !

Parce qu'aujourd'hui, fini l'envie de plaire ! Terminés les efforts pour me mettre en valeur ! Aujourd'hui je suis brute de décofrage et pis c'est tout ! On me prend comme je suis ou on me laisse !

Bye bye les jeux de séductions, les fantasmes ambulants et les échanges érotiques ! Adieu les rendez-vous galants ! RIP le sexe !

Plus rien de tout cela ne m'intéresse ni ne me concerne ! C'était une autre vie, une autre femme, c'était hier et pourtant j'ai l'impression que cela n'a jamais été ! 

Et le pire, c'est que je m'en contrefiche !

Ce soir encore dans le TER, j'étais assise à côté d'un bel homme : belle gueule, bonne carrure, virilité à fleur de peau. 

Il y a encore peu, il m'aurait fait chavirer ce type !

Je me serais délectée de cette pseudo intimité, de ces frôlements dans cet espace réduit. Je me serais projetée bien au chaud dans ses bras, tout ça...

Mais là, non, même pas !

Et même, je me suis endormie !

Imaginez un peu le tableau de la quinqua, assoupie, la bouche ouverte, la bave coulant délicatement sur sa lèvre inférieure à côté de cet hidalgo !

Il a du adorer le beau gosse !

C'est là que je me suis rendue compte :

1) que ma libiddo était bien morte et enterrée

2) que la psy a vraiment fait du bon travail : ma course-poursuite du père oedipien prend fin, mon animus prend le relais de mon besoin de sécurité. Je me complète.

Les effets secondaires sont que j'en ai fini avec cette quête de l'homme qui a pris une bonne partie de ma vie. Que l'homme beau m'est aussi devenu indifférent.

Et dans le même temps, plaire n'a plus aucun intérêt.

Du coup, je peux être moi-même et non pas ce que (je pense) que l'on attend de moi.

 

Publié dans Et si...

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