Ma fille

Publié le par tristesse

Il y a trop longtemps que je te tais

Trop longtemps que je passe sous silence, ton décès

Depuis tout ce temps, pourtant, tu es présente en moi

Dans mes pensées, dans mes actes, dans mes émois

Je ne t'ai jamais rendu ce dernier hommage, je n'ai jamais pu

Tu étais bien trop vivante dans ma souffrance, mon refus

Mon bébé qui n'a jamais vu le jour que mort-né

J'ai vécu les affres d'un accouchement dans la douleur

Alors qu'une peine immense submergeait mon âme, mon coeur

Et puis j'ai vu ton visage apaisé, ton sourire si doux

Tu étais si belle dans ce sommeil mon ange, mon tout

 

Je t'ai pleuré, je te pleure encore 24 ans après

incapable de faire le deuil, coupable de ton absence, je sais

Etait-ce toi dont le souvenir hantait mes rêves

Alimentait mes angoisses sans trêve ?

Es-tu le remède à mes cauchemars ?

Ma fille que je pleure si tard ?

Aujourd'hui est venu où je peux enfin te parler

J'ai parcouru un long chemin pour te retrouver

T'aimer avec ces quelques mots, saches que je t'aimerais toujours

Tu as rejoins l'autre rive, je te rejoindrais un jour

Tu m'attendras sur le seuil avec mes chers absents

Hommes et bêtes dont le souvenir s'est dissous dans le temps

Nous partirons libres le coeur léger

Dans cet au-delà qui nous verra nous aimer

 

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