Lorsque la mort passe...

Publié le par tristesse

La mort est passé me rendre une petite visite il y a 15 jours, mais je ne l'ai pas laissé entrer. 

Pour être plus juste, n'étant même pas consciente de ce moment là car plongée dans les limbes d'un coma provoqué, je serais passée de vie à trépas s'en même m'en rendre compte.

Alors qui n'a pas laissé entrer cette vilaine fille ? Mon corps suffisamment solide pour continuer à fonctionner malgré le coup fatal ? L'instinct de survie ? Le super chirurgien et son équipe qui m'a opéré avec succès ? Le destin ? Dieu ?

A qui ou à quoi dois-je d'être là ?

Ce n'est que plusieurs jours après mon réveil que j'ai appris avoir frôlé la mort. J'ai éprouvé une sorte de soulagement qui m'a amené les larmes aux yeux.

Du soulagement... Je trouve vraiment cette "émotion" (si cela en est une), très bizarre.

Pourquoi pas tout simplement du bonheur ? Une gigantesque joie de vivre ? Une joie profonde qui monterait de l'intérieur et se diffuserait partout dans mon corps et dans mon âme ? Une envie frénétique de vivre plus, plus fort ?

Non, rien de tout cela. Juste du soulagement...Et quelques larmes vite essorées...

De toute façon, je n'avais pas la moindre intention de mourir :) Ben non hein ! Il y a tant de choses à vivre et à découvrir sur cette belle planète (au moins jusqu'à ce que les hommes finissent pas la détruire).

Aujourd'hui, je suis là, à me demander ce qui avait changé dans ma vie depuis l'instant X. Moralement je veux dire, car physiquement, il y a des bugs encore, des douleurs, des soins qui se prolongent malgré mon impatience à guérir. Mais mon corps est solide, et je peux compter sur lui.

Dans ma tête , c'est autre chose...

La peur, combinée à la facilité de l'amalgame commencent à créer des bouchons dans mon esprit.

Je ne veux pas m'enfermer dans une spirale infernale de "victimisation".  Je ne veux pas que cette agression si violente soit-elle, définisse ma personnalité pour les prochaines décennies.

Un accident de parcours que je veux laisser partir dans les oubliettes, après m'être assurée qu'aucune retombée majeure ne vienne me balancer un choc en retour.

 

 

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fabrigoules 19/08/2017 09:48

ce cauchemar est il terminé ? Si vous avez repris une vie normale tant mieux, comme cela vous pourrez vivre encore plein d'expériences, vous êtes moins vieille que moi qui ai presque 70.